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Comment mieux gérer la colère de l’enfant TDA/H

Le TDAH apporte avec lui son flot d'émotions. Les enfant présentant ce type de troubles peuvent être très sensible à la frustration, avoir du mal à décrypter des émotions des autres, être sujet à l’anxiété. Cette période de confinement, où les membres d’une même famille sont “les uns sur les autres”, peut être explosive et mettre le feu à la maison, épuiser toute la famille et détériorer grandement la qualité de vie.


Les enfants atteints de TDAH peuvent souvent être submergés par leurs émotions ; ils ont du mal à réguler ces sentiments afin de contrôler leurs paroles et leurs actes. De plus, les enfants atteints de TDAH peuvent être hypersensibles à la réprimandes,ou à des relations sociales complexes. Associez cela à un cerveau qui a du mal à faire la différence entre les petits et les gros problèmes et vous pouvez vous retrouver assez souvent dans une situation épuisante pour chacun. D'où la nécessité d’adapter son style éducatif en fonction.


4 conseils pour mieux gérer la crise de colère


1. Surveillez l'horloge: Les moment de crise ou de débordements intenses sont si pénibles qu’ils peuvent nous laisser penser qu’ils durent des heures, voir qu’ils ne finiront pas. Il est vrai que ces moments pénibles, chargés d’émotions durent toujours plus longtemps que ce qu’on voudrait.

Dans ce cas il est intéressant de surveiller la pendule.

En effet, parce que les crises ont souvent une durée assez fixe et savoir qu’elle va bientôt se terminer peut vous aider à gérer vos émotions, à gérer vos propres pensées internes telles que «Je ne peux pas supporter ça» ou «Cela ne finira jamais». Si votre enfant retrouve généralement son calme en 30 minutes, vous aurez alors une estimation fiable et plus objective du temps que cela va prendre pour les prochaines fois.



2. Faites attention à ce que vous dites: Dans les moments de crise votre enfant ne contrôle pas ses paroles et peut être blessant. La plupart des enfants, sont très peinés après une crise, d’avoir été insultant ou d’avoir essayé de vous frapper. En tant qu’adulte, vous pouvez vous contrôler et il est préférable de pas se laisser aller des paroles que vous regretterez par la suite. Votre enfant se souviendra de vos paroles blessantes et si des frères et sœurs sont présents ils risquent de les utiliser contre lui dans un moment de dispute fraternelle.

Ne réactivez pas la colère en lui parlant trop. Faites des phrases courtes, laissez votre enfant se calmer seul. A chaque fois que vous lui parlez vous réactivez sa colère.


3. Identifier les émotions sous la colère: Les mots qu’il dit, ne sont pas le reflet de ce qui l’a fait exploser. Essayez d’identifier les événements qui l’ont conduit à ce comportement. Votre enfant est-il contrarié par un changement de programme? A t-il l’impression de ne pas être écouté? Apprendre à comprendre ce qui a réellement déclenché une crise, vous permettra aussi de garder votre calme quand votre enfant vous insulte ou vous menace.


4. Attendez que la crise soit passée avant d’avoir une discussion: Evaluez votre propre niveau d’excitation et celui de votre enfant. Fiez vous à vos expériences passées avec lui et repérez le moment où la crise est derrière vous. Ne prenez pas de décisions, punitions, trop hâtivement et laissez vous le temps de réfléchir. Faites le savoir à votre enfant “je me sens encore trop en colère pour le moment…”, “nous reparlerons de ça plus tard”. Différer vous permettra de décider sereinement car ne dit-on pas que la “colère est mauvaise conseillère”?

Assurez vous quand même de revenir à un moment à cette conversation pour aider votre enfant à comprendre et aussi pour envisager ensemble des stratégies pour la prochaine fois.


En résumé, une colère a toujours un début et une fin, soyez patient elle va se finir. Gardez en tête que vous aimez votre enfant et qu’il vous aime malgré ce que peux montrer son comportement. Ces quelques conseils ne régleront pas tout mais ils sont un point de départ pour éviter l’escalade, objectiver la situation et écouter vos propres émotions. Plus vous prendrez du temps à cette analyse et du temps pour vous ressourcer avec votre enfant entre les crise, plus vous mettez des chances de votre côté pour voir ces crise diminuer en nombre et en intensité. Enfin, ne vous isolez-pas dans cette situation, essayer de trouver un endroit, une personne, un temps pour partager vos ressentis.


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